Dimbeng, une invitation au voyage

Qui est l’artiste Claudie Titty Dimbeng ?

Claudie Titty Dimbeng, aussi appelée Dimbeng, est née à Abidjan, en Côte d’Ivoire en 1968. Après le lycée à Vienne, en Autriche, elle vient poursuivre des études d’architecture d’intérieur à Paris en 86 à l’École Supérieure des Arts Modernes. 10 ans plus tard, elle revient à l’art, sa passion première, pour être artiste peintre. Elle habite le 13ème arrondissement depuis plus de 20 ans avec son mari, sa fille, son fils et sa belle-fille.

Son travail est basé sur le Mixed Art Relief, une technique mixte où les formes, les couleurs et les matières, telles que le tapa (étoffe d’écorce), le raphia ou l’enduit fusionnent, pour produire une matière organique dans une œuvre abstraite ou figurative.
Inspiré du mouvement ivoirien Vohou Vohou, le principe du Mixed Art relief est de créer une œuvre en fonction de son environnement, en mettant en relation la culture d’origine du peintre avec celles de ses territoires d’adoption ou de passage, et de favoriser ainsi le dialogue interculturel.

Ce dialogue s’établit pour Dimbeng à travers la trame fondamentale de son travail : la spiritualité africaine et son apport à l’Humanité, qu’elle décline autour des divinités africaines, de la mythologie Bambara, ou des idéogrammes Akan. La femme est l’une de ses principales sources d’inspiration : elle la resitue dans la société, à travers son plaisir, sa sexualité, son pouvoir d’enfanter, et comme partie prenante de la construction du monde. Elle aborde également notre relation à l’autre et notre impact sur la planète, à travers les voyages et les rencontres humaines.

Les œuvres de Dimbeng ont été présentées entre autres à l’UNESCO, au musée Kino Kino de Sandnes, à l’Hôtel de Ville de Vilnius, et à la galerie Egg Art Studio de New Delhi. Elles se retrouvent chez des particuliers en Europe, notamment en France, Lituanie et Autriche, en Afrique, Côte d’Ivoire, Cameroun et Afrique du Sud, ainsi qu’au Canada et en Inde. Dimbeng est membre de l’Association Internationale des Arts Plastiques, AIAP, partenaire de l’UNESCO, et membre du Conseil National Français des Arts Plastiques, CNFAP.

Les 2 oeuvres présentées ci-dessous sont issues de la série « Derrière l’eau… », qui symbolise l’espoir que suscite l’immigration et dénonce la détresse des migrants, notamment lors de la traversée de la Méditerranée et ses innombrables noyades :

Où découvrir les oeuvres de Dimbeng ?

DEMIF GALLERY : https://demifgallery.com/artists/47-claudie-titty-dimbeng/overview/
https://www.singulart.com/fr/artiste/claudie-titty-dimbeng-14421

Site web : http://www.dimbeng.com/
Instagram : @dimbeng.official
Facebook : dimbeng


Ce portrait ayant été réalisé durant le confinement, nous en avons profité pour demander à Dimbeng sa perception et les influences de celui -ci sur son travail et des conseils pour s’occuper de façon créative.

Que vous inspire le confinement ?
L’artiste est habitué à être confiné dans son atelier, mais de manière volontaire, ce qui change quelque peu la donne. Nous vivons un évènement inédit que peu d’entre nous auraient imaginé vivre un jour. Je pense que nous allons dans le sens d’une réévaluation de nos priorités et d’un retour à des valeurs réelles d’humanité, de fraternité et de sororité, de profond respect dû à toute forme de vie. La matérialité tend à céder du terrain devant la spiritualité, la recherche de sens, de ce qui est bon et beau.

La question du temps qui passe est ici essentielle. Que faire de tout ce temps ? Comment l’appréhender ? Comment le mettre à profit ?
Une amie, m’a adressé récemment le poème de Baudelaire « Enivrez-vous » dit de façon très belle par Serge Regiani. C’est un appel au principe d’élévation et d’exaltation et donc de célébration de la vie. Je l’ai trouvé très émouvant et inspirant, et il s’est naturellement imposé comme le thème de ma série en cours. Ce d’autant plus qu’il a fait écho à un conseil récurrent de mon père qui nous appelait à nous transcender : il nous invitait à l’élévation et au dépassement de soi par l’apprentissage et la connaissance. Je pense que l’art peut être l’une des réponses à ces deux questions : nous apporter la nourriture nécessaire pour à la fois nous enivrez et nous transcender.

Un conseil, une suggestion pour s’occuper pendant le confinement ?
Créer des couleurs pour peindre avec ce que l’on a dans son environnement, en fonction de son pays de résidence.
En restant bien chez vous, à la maison, vous pouvez utiliser du thé, du café, du jus d’épinards ou du ndolè, du curcuma ou du curry, du jus de betteraves ou des feuilles d’hibiscus (bissap) par exemple.
Pour la consistance : 2 volumes de fécule de maïs, type maïzena, pour 4 volumes d’eau à chauffer pour épaissir légèrement le mélange.
Utilisez autant de récipients que de couleurs.
Intégrez progressivement les épices ou les jus jusqu’à l’intensité souhaitée.
Faites des essais, expérimentez, et surtout : prenez plaisir à ce que vous faites !

Bon courage à toutes et à tous ! Prenez soin de vous ! Restez chez vous !

One Thought on “Dimbeng, une invitation au voyage

  1. APITHY Sêdozan Jean-Claude says:

    J’ai été très heureux de découvrir le style artistique novateur de Madame Titty Dimbeng…
    Je suivrai avec beaucoup d’intérêt son cheminement artistique mettant en relief le primat de la spiritualité.
    APITHY Sêdozan Jean-Claude

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